à propos

Ce qu’est le dessin sur le vif ou d’observation

imaginer chaque ligne dessinée comme une corde d’un instrument de musique

Concernant mon rapport avec ce médium : je pratique le dessin et la linogravure depuis mon plus jeune âge.

A l’âge de dix ans, ayant comme voisins un peintre et sa femme (Jean et Annick Renault) pratiquant l’art de la tapisserie, j’ai passé certains mercredis après-midi à peindre des gouaches dans leur atelier.  Au cours de mes études, comme beaucoup, j’ai eu à arpenter et dessiner la ville.

Malgré l’apparence d’une maîtrise du trait d’un dessin, et ce qu’on décrit comme un tracé sûr et non hésitant, n’importe quel dessin même géométrique ou peinture est peut-être l’objet le plus incertain parmi les artefacts humains, il y en a plein d’autres, en fait tout objet qui demande une approbation d’un tiers ; un dessin peut être objet de l’ordre du plaisir à offrir malgré cette irrationalité et/ou rationalité apparente. Dessiner sur place, d’après nature est un des raccourcis pour jalonner par aller-retours entre le dessin et des confrontations saines avec le réel même si l’ensemble de tout cela est imparfait dans la mise en œuvre.

Concernant ma formation, je fais partie d’une génération qui, lors de mes études d’architecture, a vécu le passage du dessin technique à la main à l’outil informatique. J’ai donc eu l’occasion de pratiquer les deux.

Focus au sujet de l’impression laser et aller-retour entre le manuel et le numérique :

J’ai commencé à pratiquer la pointe sèche en parallèle avec mon travail d’architecture. Et plus exactement cela est apparu par l’intérêt de savoir comment détourner l’usage habituel de logiciels et équipements prévu à cet effet, en particulier l’imprimante.

L’une de mes préoccupations au sein de l’atelier s’est focalisée pendant une dizaine d’années sur l’impression numérique, comment être à la fois économe tout en ayant un souci de conservation d’un tirage, faisant face à une obsolescence des consommables et des tirages.

Après avoir entre temps bricolé mon scanner en vue de numériser des dessins mesurant 50 x50 cm, et, entre autres, en ayant fourni un travail colossal pour retraduire avec des logiciels libres (en particulier Gimp), le passage d’un trait dessiné à la main, scanné puis imprimé en restant fidèle au grain particulier de l’original, j’ai développé une manière pérenne de fixer une impression laser sur des papiers pouvant par exemple avoir un grammage de 20 g/m².

À l’issue de cette technique, à l’aide d’une mini machine CNC, j’ai pu obtenir des premières estampes, gravures à la pointe sèche.

Ce procédé avec la CNC est énergivore dans tous les sens du terme, alors depuis quelques temps, toujours à partir d’un dessin sur le vif, je grave sur du plexiglas, et donc décalque et réinterprète le tracé avec la pointe sèche. Ce cheminement, alambiqué et curieux aujourd’hui, pose la question du rapport entre l’outil, qu’il soit imposé ou choisi, la main et l’œil. Et peu à peu c’est la xylographie, graver sur du bois, qui s’impose.

lien mastodon : lanprima@mastodon.art

Sources au sujet de l’impression et des imprimantes : imprimante à aiguille : https://www.choix-imprimante.com/blog/imprimante-matricielle/

giclée :  https://www.canson-infinity.com/fr/faq/quest-ce-quune-impression-giclee

imprimante laser : https://www.fadagogo.com/ordinatique/html/221_sortir_du_texte_de_l_ordinateur.html

machine cnc que j’utilise : https://www.mon-fablab.fr/openmakermachineplus/

au sujet des logiciels libres : https://www.gnu.org/philosophy/free-sw.fr.html

sémantique du dessin : https://vep.lerobert.com/Pages_HTML/DISEGNO.HTM

https://www.etymonline.com/fr/word/draw

ci-dessus, un film où l’on me voit à l’œuvre.